Audi R8 : les anneaux de vitesse

1 mars 2015

Articles automobiles

Audi R8
Album : Audi R8

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 Les mythes naissent chaque année en automobile, et pourtant rien n’est plus difficile que de créer une forte notoriété pour un modèle.
 

Mais Audi a l’habitude de créer des produits aboutis, et n’a pas voulu se tromper pour sa première entrée dans le monde des supercars aux côtés des 911, Ferrari F430 et Lamborghini Gallardo de l’époque de sa sortie, soit en 2007. Pour cela, la R8 ne lésine pas sur les technologies innovantes : amortissement piloté Magnetic Ride, système 4 roues motrices Quattro, châssis en aluminium ASF, V8 et V10 FSI avec lubrification à carter sec, qui permet entre autre une baisse du centre de gravité. On évitera de parler de la boîte automatique R-Tronic, qui est une boîte à simple embrayage et qui est brutale lors des changements de rapports. Lors du restylage de 2012, la R8 a enfin bénéficie de la S-Tronic, boîte à double embrayage beaucoup plus rapide et douce.

Voilà, le blabla technique est fait. Mais il n’y a pas que ça qui fait qu’un modèle marche, il y a aussi son design, et c’est encore plus vrai dans cette caste exclusive de l’automobile. Et, force est de constater qu’on aime ou pas, la R8 a une ligne absolument unique et ne ressemble à aucune autre voiture. La première particularité de cette Audi à sa sortie, c’est sa signature lumineuse : une rangée de LED souligne ses phares et donne à cette voiture une expression absolument unique. Le restylage de 2012 a malheureusement légèrement atténué cette expression. Toutefois, un autre élément qui m’a frappé sur cette voiture, c’est cette bande sur les côtés (les sideblades), qui peut être en métal ou en carbone et qui fait une jolie cassure visuelle à la supercar qui intègre en fait les entrées d’air pour alimenter le moteur.

A l’intérieur, on retrouve aussi un dessin très caractéristique, centré sur le conducteur comme souvent sur ce genre de voiture. Toutefois, quand j’ai vu l’intérieur pour la première fois, j’ai vraiment eu du mal avec les aérateurs qui me faisaient penser à ceux d’une .. Citroën Saxo. Puis avec le temps, on s’y habitue. Et on retrouve dans la R8 ce sentiment de rentrer dans une sportive (volant à méplat, sièges baquet, visibilité réduite, levier de boîte de vitesse tombant sous la main, inserts carbone en option un peu partout, …) mais en gardant ce qui caractérise une Audi : la qualité.

Et cette année, la R8 première génération prend sa retraite, pour la nouvelle. On ne change surtout rien à une recette qui a très bien marché.On garde la même technologie en l’améliorant (les matériaux composites rentrent dans la partie pour réduire le poids, le système Quattro est amélioré). On garde la même ligne, on la modernise (avec un regard avant qui perd encore en expressivité je trouve, mais qui disposera de phares à laser, on n’arrête pas le progrès …), on rajoute un énorme diffuseur à l’arrière pour montrer la montée en puissance de la bête, et puis c’est tout. Et c’est très bien comme ça au final.

Oui, au moment de sa retraite, c’est-à-dire cette année, la R8 première du nom bénéficie d’une puissance allant de 430 (V8) à 550 chevaux pour la V10 Plus. Au passage, on remerciera Lamborghini pour avoir prêté son V10 à sa cousine, la R8 donc. Sa remplaçante elle commence par … 540 chevaux pour la version V10 et même 610 pour la V10 Plus. Exit le V8, du moins pour le moment, mais il est peu probable qu’il refasse surface. A l’intérieur, on retrouve les lignes globales de l’ancienne génération, avec toutefois un coup de crayon particulièrement inspiré (fini les aérateur de Saxo !), et une interface revue, s’inspirant du nouvel Audi TT. En effet, plus de GPS sur la console centrale, au milieu, mais tout est regroupé .. à l’endroit du compteur de vitesse. A voir ce que ça donne au niveau ergonomie et lisibilité, mais cela donne un étrange sentiment de pureté, qui est toutefois très réussi, comme Audi sait bien le faire depuis la nouvelle A3.

Bref, la R8 a décidé d’améliorer une très bonne voiture sans la transfigurer. Elle a révolutionné par son design, elle se permet maintenant d’évoluer pour s’attaquer à d’autres cibles, notamment avec la R8 e-tron, la R8 électrique qui promet 456 chevaux. Affaire à suivre, donc.

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