Porsche 911 GT3 RS : l’enfer sur terre

13 septembre 2015

Articles automobiles

Porsche 911 GT3 RS
Album : Porsche 911 GT3 RS

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On ne présente plus la 911, mythe absolu de la production automobile. Ce modèle a, pendant très longtemps, été le seul modèle construit et proposé par Porsche. Et pour cause : c’est un coup de maître. Mais la conception de cette voiture n’est toutefois pas inconnue puisqu’elle reprend (grossièrement) celle de sa cousine, la Coccinelle. Ferdinand Porsche a, sous les ordres d’Hitler dans les années 30, voulu développer une voiture accessible à tous, une voiture populaire (ce qui a donné la marque Volkswagen en allemand : « la voiture du peuple »). Pour revenir à son architecture, la Coccinelle était une propulsion et son moteur était un 4 cylindres à plat placé en porte-à-faux arrière (c’est-à-dire derrière l’essieu arrière). Tiens tiens, quand Ferdinand Porsche a voulu créer une voiture sportive, il a repris exactement cette architecture, à la seule différence qu’en lieu et place d’un 4 cylindres à plat, on retrouvait un 6 cylindres à plat, le fameux flat-six.

Cette success story ne s’est donc pas faite avec un seul modèle. En effet, comme la MINI ou la Fiat 500, la 911 est devenue un modèle-marque. Et comme ces dernières, la Porsche a une identité visuelle très reconnaissable, pour ne pas dire unique. On retrouve les yeux de grenouille (les phares rond), avec une ligne fastback qui descend très bas, en dessous de la ceinture de caisse, ce qui lui donne une attitude typique. Enfin, l’arrière de la voiture est devenu très viril au fil des générations en ayant des hanches plus larges, on voit vraiment que la voiture est assise sur ses appuis (si vous avez lu « Jaguar F-Type : animal automobile« , vous verrez que j’aime beaucoup les hanches, n’y voyez aucun lien de fantasme anthropomorphique). Et comme modèle-marque, au fur et à mesure des générations, se sont ajoutées des déclinaisons (cf l’article « Porsche, la marque à blockbusters« ), jusqu’à en faire un éventail absolument énorme de propositions (28 possibles sur la 911 type 991 !). Ce qui fait la particularité de ce vieux mythe sorti en 1963, c’est qu’elle a su devenir d’une extrême polyvalence. A l’inverse des opulentes Ferrari ou Lamborghini, c’est que la 911 a su trouver un compromis entre sport et quotidien. Et surtout, un compromis sans concession.

Enfin, ce compromis sans concession est vrai pour la majorité des modèles 911, mais certainement pas pour un modèle : la GT3 RS. Le blason GT3 a été lancé chez la 911 en 1999 avec la 911 type 996, et est devenu une catégorie à part. Si vous voulez, la GT3 est la version sportive de la 911, qui elle-même est déjà sportive. La GT3 RS est, elle, la version radicale de la 911, et quand on voit son physique, on est bien loin de la douceur du dessin de la 911 ‘de base’. Tout est fait pour qu’elle soit collée à la route grâce à ses appendices plus ou moins grands (mais surtout plus), et pour cause, la dernière du nom prétend obtenir 80% de l’appui aérodynamique de la GT3 qui court en compétition (soit 350kg d’appui à 300km/h). En parallèle, elle s’est offert un régime d’une centaine de kilos par rapport à la GT3, en enlevant le superflu.

En plus de cela, la GT3 RS troque le 3.8L de la GT3 pour un 4.0L (comme la très rare 997 RS 4.0L) développant 500 chevaux à 8.500tr/min (!). Ce n’est pas énorme comme puissance, mais pour un moteur atmosphérique, ce qui fait 125 chevaux développés par litre. Franchement pas mal sans suralimentation ! En plus d’une maîtrise de puissance et d’un appui énorme, l’avantage principal du moteur en porte-à-faux est le gain de motricité en sortie de virage. En effet, le poids se situant sur les roues arrières en ré-accélération, la voiture offre un comportement dynamique et permet une attaque en sortie de virage plus tôt qu’avec un moteur central, par exemple. Pour couronner cette efficacité, Porsche a eu la bonne idée de reconduire les roues arrières directrices, gage de meilleure agilité, en plus de la boîte à double embrayage PDK, modèle de rapidité et de réactivité qui compense le manque de présence de la boîte manuelle, chère aux puristes. Tant pis pour eux, le changement a parfois du bon.

Bref, cette 911 sans concession se révèle surtout sur circuit, où son temps sur le Nürburgring est le juge de paix : 7min20. Comme quoi, la puissance n’est rien sans la maîtrise.

PS : Pour vous faire une idée du potentiel de la bête et du bruit exceptionnel qui sort de ses entrailles, je ne peux que vous recommander cette vidéo de Chris Harris ! Image de prévisualisation YouTube

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